Animation inhabituelle ce samedi 12 septembre 2026 vers 8 h 30, devant le cinéma l’Arlequin de Nyons ! De quoi s’agit-il ? D’un groupe de sympathiques boomers qui attendent l’ouverture du cinéma pour une séance spéciale de Spider Man ?
Que nenni.
C’est en fait un regroupement des Cyclos Nyonsais en vue d’un WE club convivial en Ardèche. Non pas à Joyeuse que beaucoup d’entre nous connaissons déjà très bien, mais pour le domaine LOU CAPITELLE, entre rivière et soleil à Vogüé. C’est un club-hôtel qui a été sélectionné par Daniel et Annick pour son confort et ses prix attractifs.
Avant de prendre la route, il s’agit de charger les vélos des Vadrouilleuses qui ne feront que la moitié du parcours (à partir de St Martin d’Ardèche), le vélo de secours de Claude S (toujours aussi prévoyant) ainsi que les nombreux bagages des 32 participants. Pierrot, toujours anti vélo-mobylette, s’est déplacé pour nous saluer et également donner ses dernières recommandations pour ce long périple.
Un tiers de l’effectif du club a répondu présent pour cette manifestation annuelle, a comptabilisé le président Paul d’un air satisfait. C’est en réalité une grande première pour notre club et dénote un réel dynamisme.

Mais avant de détailler les parcours et le séjour, donnons quelques détails – tirés de la meilleure source possible, le témoignage de la victime interviewée le dimanche matin – de l’accident dont Claude B a été victime. Résumons les faits, tels que Claude s’en rappelle (n’oublions pas que ce garçon était encore extrêmement choqué, peut-être même victime d’hallucinations).
Claude est donc sur la piste en sable compacté de la voie cyclable. Il fait chaud, LOU CAPITELLE est en vue (maxi 1 km) mais la fatigue s’accumule, le regard devient trouble. Claude cogite : il va terminer le circuit dans les tous premiers, mais dans un état second. Et notre collègue pense soudain être dans le « Grand Steeple Chase de Paris », une prestigieuse course d’obstacles réservée aux vélos électriques de moins d’un an. Sa monture, qui descend d’une belle lignée, s’appelle POLYGON. Entraînée par Le Coin du Vélo, elle est nourrit exclusivement d’une électricité verte provenant de panneaux solaires certifiés CE installés sur le toit de sa maison. Un gage de qualité.
Claude porte les couleurs de son écurie : casaque bleu et orange, toque blanche avec bordure jaune.
Il roule en chasse patate derrière le 1er peloton, quand un obstacle (une ridicule barrière assez basse) se dresse devant lui. Il pense « pas de soucis, je gère » et met le moteur de POLYGON à fond. Mais sa monture refuse l’obstacle. En revanche, notre cyclo-cavalier fait lui un magnifique vol plané au-dessus de la barrière et atterrit sur le visage et l’épaule. Résultat : visage tuméfié, douleur à l’épaule et toque pulvérisée.
Voici les grandes lignes dont se souvient Claude. Il y a sans doute une part de rêve éveillé dans son récit que j’ai transcrit cependant le plus fidèlement possible.
Heureusement, Martine, n’étant ni en cuisine, ni à la plage, encore moins à la ferme, mais sur place au Domaine, a rapidement pris les choses en main. Elle a conduit son cascadeur de mari aux urgences d’Aubenas où notre collègue a vraiment été chouchouté par une bataillon de jeunes et jolies infirmières. Elles lui ont fait passer toute une batterie d’examens plus ou moins inutiles, afin de garder auprès d’elles, et le plus longtemps possible, un homme aussi charmant. Alors que Madame se morfondait dans la salle d’attente… Retour vers 1 heure du matin à l’hôtel-club où les attendait une frugale collation.
Nous avons revu notre collègue vers 8 h 30 le dimanche matin, toujours accompagné de Martine. On pensait voir un homme avec le visage recouvert de bandelettes, façon l’Homme Invisible. En fait, seulement quelques fils à l’arcade et au menton. Nous étions un peu déçus ! (1)
Martine et Claude ont ensuite et très rapidement pris la route du retour afin de revenir vers leurs pénates nyonsaises et oublier ces lieux maudits pour les cascadeurs en herbe.
Revenons à l’objet de ce compte-rendu, l’aspect sportif et convivial de notre WE. Départ donc à 9 h précises ce samedi pour 130 km. Passage à Suze la Rousse (où nous attendaient, non pas les Dupond et Dupont, mais les Nico et Nico) puis à Mondragon où Agnès et Eric ont pris les bonnes roues. On a constaté qu’Eric est loin d’être un parfait gentleman puisqu’il n’a pas hésité à surcharger le vélo d’Agnès avec de volumineuses sacoches alors que lui-même voyageait léger, même très léger.
Après la traversée du Rhône, pique nique dans le camping du Moulin (à St Martin d’Ardèche) dans un cadre agréable, où nous avons bénéficié d’un accueil des plus charmants. Et le bar du camping était ouvert…
Ensuite, place aux choses sérieuses avec les gorges de l’Ardèche. Les Vadrouilleuses se sont mises en piste. Changement de paysage et de braquet d’où une baisse significative de l’allure, alors que 26 km avaient été parcourus dans la première heure. Le Big Boss a eu la bonne idée de prévoir plusieurs arrêts en des points stratégiques des gorges, permettant à tous les participants, quel que soit leur niveau, de rouler à leur main, de souffler un peu et de contempler les magnifiques paysages. Au niveau du Pont d’Arc, arrêt traditionnel pour la photographie souvenir du groupe.
Entre-temps, Claude B nous avait bien fait rigoler, en nous racontant que, ayant consulté l’IA, il a constaté que les dimensions de ses jambes étaient identiques à celles de Tajel Pogacar, le cycliste Numéro Un mondial ! Quelle rigolade.
A Vallon Pont d’Arc, un arrêt fraîcheur qui s’est un peu prolongé, les organismes en avaient besoin. Puis la fameuse piste cyclable avec le final que l’on connaît. Personnellement, je la trouve dangereuse pour des cyclos qui « roulent à fond ». Soit, on roule bien à droite et on est giflé par les arbustes mal taillés qui bordent la piste. Soit, on roule au milieu de la piste et on risque d’enquiller les pèlerins qui arrivent en face et qu’on ne voit qu’au dernier moment. Sans compter les poteaux plantés au milieu de la piste et les innombrables traversées d’une route à fort trafic de voitures. Bref, faire du vélo à vive allure sur ce genre de piste n’est pas un long fleuve tranquille.
Au Domaine, des chambres grand confort (avec des lits XXL s’il vous plaît) nous étaient réservées.
Après l’apéritif de bienvenu offert par le Domaine, repas du soir sous forme de buffet, avec les avantages et les inconvénients de ce type de formule. Puis extinction des lumières et dodo. Certains ne se sont pas endormis de suite, préférant d’abord astiquer leurs vélos recouverts du sable de la piste cyclable.
Départ le dimanche matin, toujours à 9 H. Quelques défections, tant chez les dames que chez les hommes. Une autre route nous était proposée, via St Remèze et Bidon, avec des bosses de plusieurs km. Arrêt pique nique à St Martin où le bar du camping le Moulin était toujours opérationnel …
Remise en route à 13 h pour les 60 derniers km vers Nyons. Deux groupes ont été constitués, les « avions » dans le premier. Le second groupe devait veiller sur Dédé qui, selon une allégation de Nico et Nico entendue en cours de route, se perd facilement car il ne connaît que les routes de l’Enclave. Dédé avait peaufiné son vélo avec un micro-bidon (quatre gorgées maxi) destiné à améliorer l’aérodynamisme de sa monture. Hélas ! Hélas ! Hélas ! Ce sont les dérailleurs électriques de son vélo high-tech qui lui ont joué un sale tour en ne fonctionnant plus, la chaîne restant obstinément bloqué sur le grand pignon. Sur le plat, notre pauvre collègue était obligé de pédaler comme un dératé pour suivre le groupe. La faute à un lot de piles défectueuses ?
Bref, pris de pitié, le Président a décidé de déclencher le plan ORSEC CYCLOS qui permet de mobiliser tous les moyens du club. Claude S et Marie Claude, qui étaient sur le point de franchir le Rhône avec leur véhicule, ont répondu présents. Notre infortuné collègue a ainsi pu rejoindre Nyons sans toucher les manettes de ses dérailleurs et sans donner un seul coup de pédales…
Le reste du groupe 2, un peu désemparé par le départ de sa vedette, a ensuite rejoint la rive gauche du Rhône et fait une escale fraîcheur à Rochegude. Sur une suggestion de Maryse, bain de pieds dans la magnifique fontaine du village, au bassin hexagonal (classée monument historique). Deux écoles se sont alors mis en concurrence : avec ou sans les chaussures…
Retour sans encombre via Ste Cécile sauf pour l’éternelle lanterne rouge, victime d’une panne de moteur (musette quasiment vide).
A Nyons, rassemblement convivial pour un débriefing arrosé.
Au final, nous avons parcouru 250 km (130 le samedi, 120 le dimanche) pour un dénivelé total supérieur à 2 000 mètres.
De nombreux participants ont déjà directement remercié Annick et Daniel via le groupe « Week-end Ardèche » sur WhatsApp. Nous tenons à les remercier à nouveau pour leur forte implication dans l’organisation matérielle de ce week-end (parcours, hébergement, aire de pique-nique). Sans oublier Paul et Eric pour les aspects administratifs et financiers.
Nous n’oublions pas Claude B à qui nous souhaitons un prompt rétablissement.
Et également, nous demandons à Dédé d’acheter des piles Premium de 1ère qualité et non plus les piles camelote qu’on trouve en grande surface. Au diable l’avarice.
Nous laissons le mot de la fin à Paul « week-end club très réussi » (son message du 15 septembre)
Alain, lanterne rouge.
(1) Cette narration tragi-comique de la chute de Claude – que l’intéressé nous pardonnera d’avoir présentée de cette façon – ne doit pas nous faire oublier que la pratique du vélo présente des dangers. La chute de Claude est finalement relativement bénigne, hormis des douleurs à l’épaule et une grande frayeur pour son épouse.
Mais cela aurait pu être plus grave.
Cher Claude, n’oublie pas de bichonner POLYGON et reviens vite parmi nous.

0 commentaire